Une lapalissade…Une donnée d’entrée pour les fonctions à responsabilité (dirigeant, directeur, manager, chef d’équipe), un « état de solitude » imposé face aux décisions à prendre de tout ordre…de l’urgence quotidienne aux virages stratégiques.

J’ai eu à vivre cet état dans les 4 fonctions à responsabilité ci-dessus. Le temps pour y réfléchir grâce à mon mémoire de fin d’étude chez International Mozaik (le thème de ce mémoire étant : « de la solitude du dirigeant à l’opportunité du collectif »). Enfin, mes clients m’ont permis de le vivre différemment en accompagnant les responsables, directement ou indirectement, sur cette thématique.

Il en ressort plusieurs points (non exhaustifs) que je voulais partager avec vous et qui sont autant d’invitations à considérer votre environnement comme un système de coopération :

• Un responsable est un membre de l’équipe / organisation qu’il gère
Gérer un collectif ne veut pas dire être « au-dessus » mais bien dedans. Evident ? Et bien non, en tout cas pas selon mon expérience. Bon nombre de responsables se mettent à part (ou sont mis à part) du collectif, volontairement ou involontairement. Les raisons en sont multiples et c’est un autre sujet. En soit, cela crée un sentiment d’isolement qui n’est pas nécessaire pour tenir la fonction.

• Le N+1 est une ressource dans tous les cas
Si le hiérarchique est compétent, l’isolement peut être facilement rompu en toquant à sa porte. Et l’interpeler n’est pas un signe de faiblesse ou une remise en question de vos compétences en tant que manager. Il (elle) pourra, s’il le juge nécessaire, vous confronter sur votre capacité à prendre une décision en autonomie.
Si le hiérarchique est vu comme défaillant ou l’est, le rencontrer est un prétexte à poser les choses : la préparation du rendez-vous rompt mon isolement car j’ai quelqu’un avec qui je vais pouvoir parler a minima, puisque cela fait partie de sa responsabilité, voire échanger.

• Une décision n’est pas forcément un acte solitaire
Même très rarement…Car la complexité des problématiques nécessite de toute façon une vue plurielle du problème, avec un maillage de compétences pluridisciplinaires ! A la fin, il vous faudra trancher, certainement, mais cela rend le poids de la décision beaucoup moins important car la maturation de la solution a été collective.

• Prenez un coach
Et ce n’est pas qu’un acte commercial de poser cela, notamment pour avoir été coaché moi-même dans mon rôle de responsable. Quand le sentiment d’isolement est envahissant, c’est que l’individu n’a pas trouvé le chemin vers le collectif. Le coach va agir comme un premier maillon collectif (qui commence ici à deux) pour envisager ensemble tout le système relationnel ressources sur lequel vous pourrez vous appuyer.